Noblet&Thibouville 4 – La fin… enfin!

Non non, la Noblet&Thibouville n’a pas disparue en cours de travail dans une faille spatio-temporelle… J’ai juste mis spécialement longtemps à trouver le temps pour pouvoir m’en occuper.

Lors du dernier épisode, nous en étions arrêté au huilage général et au nettoyage des clés. Côté clés justement, petite nouveauté pour moi, j’ai utilisé des tampons en baudruche (et non pas les tampons en cuir avec lesquels j’avais un peu ‘d’expérience’). Je craignais que ça ne soit beaucoup plus délicat, mais l’opération s’est révélée plus simple prévue! Bien que la baudruche soit plus fragile que le cuir, je n’ai abîmé aucun tampon, et je suis très vite parvenue à une bonne étanchéité des clés. Tellement vite… que je dois dire qu’à l’avenir je réutiliserai très volontiers de la baudruche!

Nouveau tampon en baudruche
Nouveau tampon en baudruche

Autre avantage de la baudruche : les tampons sont plus fins, ce qui fait que bien que la coupelle des clés soit très arrondie, les nouveaux tampons ne dépasse que peu (en tous cas bien moins que ce que j’aurais pensé!).

Clé retamponnée et remontée
Clé retamponnée et remontée

Autre petite ‘nouveauté’ : la pose de lièges et non pas de fils sur les tenons! Comme j’avais appris à le faire lors du stage que j’ai fait cet été (cf par ici), je n’ai pas rencontré de problème particulier. De nouveaux lièges sont aussi bien sûr posés pour les clés.

Tenon refait au liège
Tenon refait au liège

Au final, il ne me reste plus qu’à trouver un nouveau bouchon pour l’embouchure. La flûte possède un cabochon à vis, mais il ne semble pas d’origine, la teinte du bois étant bien plus claire. Je choisis donc au final, pour des raisons purement esthétiques, de ne pas le conserver.

Cabochon à vis
Cabochon à vis

Nous arrivons donc au bout du travail sur cette flûte! Je dois dire que je la trouve particulièrement jolie…

Fin du travail
Fin du travail

Pour ce qui est du diapason, la flûtes est à 440Hz. Le peu que j’ai pu la faire sonner pour l’instant laisse entrevoir une très belle sonorité, riche sans être agressive. Mais pour connaître le vrai potentiel de l’instrument, il faudra prendre le temps de travailler dessus un peu régulièrement, tout en respectant une nouvelle période de rodage, pour limiter les risques de fentes.

Voici donc la fin de l’aventure (et le début du jeu?) avec cette très jolie Noblet&Thibouville…

La flûte sur son nouvel étui
La flûte sur son nouvel étui

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